Internet au travail, un fléau ?
Qui ne l’a jamais fait? Un petit courriel à un ami, vérifier la température qu’il fera ce week-end ou encore aller visionner le dernier clip des Têtes à claques; tout ça sur les heures de travail. Que pensez de ça? Les patrons doivent-ils être tolérants ou devraient-ils s’attaquer au problème de front?
En tout cas, il y a 27 employés de la ville de Québec qui auront l’occasion d’y réfléchir pendant les prochains jours. Ils se sont fait prendre à voler du temps à leur employeur en utilisant de façon inappropriée et abusive leur accès à Internet. Résultat : les sanctions vont de la lettre de réprimande à la suspension pour un an.
En tout cas, il y a 27 employés de la ville de Québec qui auront l’occasion d’y réfléchir pendant les prochains jours. Ils se sont fait prendre à voler du temps à leur employeur en utilisant de façon inappropriée et abusive leur accès à Internet. Résultat : les sanctions vont de la lettre de réprimande à la suspension pour un an.
Moi je crois que ces sanctions sont parfaitement méritées. Je ne dois pas être le seul, car même leur syndicat a décidé de ne pas intervenir, la cause étant jugée indéfendable. Il est évident qu’un employeur ne peut pas tolérer une perte de temps aussi flagrante. Si un employé perd 5 minutes par jour sur Internet, imaginez combien une entreprise de 200 employés pourrait perdre d’argent au bout d’un an.
Le développement du réseau Internet a été si extraordinaire au cours des dernières années que certains employeurs n’ont pas encore eu le temps de s’adapter. Mais ils devront le faire. Je crois que c’est d’abord et avant tout leur responsabilité de filtrer l’accès à Internet. Avec les logiciels qui existent aujourd’hui, ce genre de chose ne devrait pas arriver.
C’est bien beau de croire que tout le monde est parfaitement honnête, mais ça ne correspond pas à la réalité. Tous les ordinateurs du secteur public devraient être dotés de logiciels qui filtrent et bloquent l’accès aux sites qui ne sont pas en lien avec le travail. Je suis convaincu que c’est un investissement que tous les contribuables accepteraient de faire. Ça éviterait de se faire voler du temps et d’être obligé de sanctionner des employés. Je suis tout à fait d’accord avec les sanctions imposées, mais je crois que la ville a quand même une certaine responsabilité là-dedans. Je trouve ça négligent de fournir un accès Internet sans filtre à des travailleurs sur les heures de bureau. Tout le monde sait qu’il y aura toujours un Adam pour succomber à la tentation d’aller se faire des amis sur Facebook ou lire le merveilleux blogue La tête à Papineau.
L’Internet au travail n’est probablement pas encore le fléau que j’annonçais dans mon titre. Il y a encore plusieurs personnes qui ne verraient aucune utilité à se servir d’Internet au boulot. Par contre, quand les jeunes qui sont nés en même temps qu’Internet arriveront sur le marché du travail, le problème risque assurément de s’amplifier. C’est donc important que les employeurs, surtout dans le secteur public, utilisent les outils disponibles pour éviter ce genre de situation. Bien souvent, ça coûte moins cher de prévenir que de guérir …









3 commentaires:
Je comprends évidemment le principe d’empêcher les gens de perdre leur temps au bureau, et tu as raison de dire qu’on devrait installer un filtre d’accès sur chaque poste de travail. Cela dit, l’utilisation d’Internet n’est pas la seule manière de perdre son temps au travail. Que fait-on de Linda, qui regarde des magazines de décoration dans les moments calmes? De Roger, qui raconte ses jokes de mononcle à qui veut l’entendre devant la machine à café? De tous ces gens qui sortent fumer de temps à autre, et j’en passe? La liste des 5 minutes perdues ici et là au boulot pourrait s’allonger interminablement. Et puis? L’humain est ainsi fait qu’il ne peut rester concentré sans s’aérer l’esprit quelques minutes de temps à autre. Alors, disons que ça me chicote un peu que des travailleurs soient épiés dans leurs moindres mouvements. Tout cela montre bien notre obsession pour le rendement et la productivité. M’enfin… Je ne dis pas non plus que la ville devrait tolérer la perte de temps sur Internet, mais bon…
Tout d'abord, je dois dire que je ne suis vraiment pas un obsédé de la productivité. Je suis conscient que l'être humain a besoin de s'aérer l'esprit de temps à autre et que ça ne serait probablement pas très bénéfique d'éliminer toutes les pertes de temps. Cependant, comme tu dis, Linda, Roger et tous ces employés fumeurs ont déjà leur façon de perdre du temps. Pourquoi en ajouter une autre.
C'est certain qu'il doit y avoir des emplois pour lesquels Internet n'est pas vraiment dérangeant. Mais pour la majorité des cas, je crois que c'est un problème potentiellement envahissant. Sans être des disciples du Dieu "productivité", je crois qu'il faut quand même s'assurer d'une certaine rigueur au sein de notre fonction publique.
Merci d'avoir partagé ton opinion.
Présentement, en Corée du Sud, il existe un centre thérapeutique ( Le premier à ouvrir ses portes )pour les accrocs de internet et tout ce que tu peux faire sur un ordinateur. La thérapie consiste à isoler les sujets dans le bois sans technologies modernes et les faire revenir à la source ( S'occuper autrement qu'avec un ordinateur ). En résumé, quand tu es rendu que tu va faire de l'internet ou autres choses que ton travail sur l'ordinateur mit a ta disposition par l'employeur, sur les heures de travail; ce genre de centre devrait être prescrit aux personnes concernées. Les syndicats et les gouvernements devraient commencer à penser à ce genre de remède au lieu de réprimander en touchant au salaire et la sécurité financière de l'employé(e). La dépendance à internet et aux ordinateurs peut être considérer comme étant pire que la dépendance aux machines vidéo-pokers. Étant plus accessible et un enfant de 4 ans aujourd'hui pitonne déjà sur un ordinateur. Bonne chance!!!!!!!
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