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mercredi 10 septembre 2008

Petites précisions sur Jacques Brassard

« L’ex-ministre Jacques Brassard varlope le Bloc » pouvait-on lire sur cyberpresse ce matin. Est-ce que ça surprend vraiment quelqu’un ? Sérieusement, M. Brassard est peut-être l’un des chroniqueurs politiques le plus à droite du Québec. Quiconque a lu quelques-unes de ses chroniques qu’il signe régulièrement dans le Quotidien sait pertinemment bien que l’ex-ministre est en profonde rupture avec plusieurs valeurs que véhicule le Bloc québécois.

Pour ceux qui l’ignorent, M. Brassard est pratiquement un admirateur de M. Bush. Comme lui, il est un fier militariste. Comme lui, il est persuadé que nous sommes en train de gagner la guerre contre le terrorisme et que, désormais, le monde est plus sécuritaire. De plus, il est certain que s’il avait les qualités d’électeur américain, il voterait sans hésiter pour John McCain et son Pitbull de colistière.

«Même si je demeure un des rares à l'affirmer, je continue de prétendre que le bilan du président Bush est loin de lui mériter la haine qu'on lui voue. Il a fait les bons choix et son successeur ne pourra que poursuivre dans son sillage. Il est évident pour moi que seul John McCain en est vraiment capable. »
Le Quotidien Éditorial, mercredi, 3 septembre 2008, p. 1
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En plus de cela, M. Brassard est de ceux qui doutent encore que les hommes ont leur part de responsabilités dans le réchauffement climatique actuel. Selon lui, tous les efforts qui sont faits pour abaisser nos émissions de GES, sont un coup d’épée dans l’eau:

« Ce qui est à fois attristant et inquiétant, c'est de voir les membres de la classe politique toute entière se comporter comme des automates. Convaincus que le consensus scientifique est établi, ils engagent des milliards de dollars pour réduire les émissions d'un gaz inoffensif dont on sait désormais que le rôle dans les changements climatiques est loin d'être prééminent. Il est même plutôt insignifiant. »
Le Quotidien Éditorial, jeudi, 19 juin 2008, p. 11

Qui est surpris de savoir qu’un militariste de droite qui s’efforce de dénoncer les efforts faits en environnement votera autrement que pour le Bloc? Pas moi ! Ce qui me surprend par contre, c’est que M. Brassard n’ait pas encore repris du service pour défendre les couleurs des conservateurs militaristes de M. Harper !

2 commentaires:

Alain B. a dit…

Moi aussi ça m'a surpis initialement quand je suis tombé sur les chroniques de l'ex-ministre péquiste.

Il faut le dire haut et fort, Jacques Brassard est un néo-conservateur en règle. Un des seuls à qui l'on peut réellement coller cette étiquette qu'on lance beaucoup trop librement de façon péjorative et vide de sens à quiconque penche à droite (l'autre jour, j'ai entendu Dion traiter Harper de néo-conservateur... quelle absurdité!)

Le néo-conservatisme est une idéologie précise et bien définie qui est loin d'englober toute la droite... elle se préoccupe surtout de relations internationales et est beaucoup moins idéologique quant à l'agenda domestique... ce sont d'ailleurs d'anciens gauchistes qui trouvaient que la gauche était trop généreuse avec les régimes totalitaires à saveur gauchiste qui a donné naissance à ce courant de pensée au début des anées 80.

C'est aussi une idéologie qui se retrouve largement discrédité depuis le fiasco de la guerre d'Iraq... son projet fétiche.

C'est pourquoi j'ai été si surpris de voir M. Brassard répéter si assiduement les formules et les arguments épuisés du néo-conservatisme.

À tel point que j'en suis à me demander s'il existerait une relation entre cet homme et l'American Enterprise Institute, le Think-Tank principal de cette idéologie.

Il faudrait bien lui demander un jour.

Mathieu Demers a dit…

À chacun son opinion.

«C'est être profondément inculte que de voter pour Harper quand on est québécois. [...] S'il élit ce dictateur, le Québec est d'un ridicule achevé ou d'une inculture incroyable

C'est bien connu, seuls les diplômés en sciences humaines, en sciences sociales et les artistes devraient assumer le pouvoir car eux seuls savent ce qui est le mieux pour le monde et pour le peuple ignare et colonisé.

La gauche s'approche, elle, dangereusement des théories farfelues de Raël et de son élitocratie.