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mercredi 24 septembre 2008

Les Québécois ne sont pas des cons


OYÉ OYÉ !!! LES QUÉBÉCOIS NE SONT PAS DES CONS. JE RÉPÈTE, LES QUÉBÉCOIS NE SONT PAS DES CONS !!!

Je tenais à faire cette précision parce que depuis le début de la campagne, on dirait que certains partisans conservateurs semblent être convaincus du contraire. Il faut les entendre nous expliquer que le Bloc ne pourra jamais prendre le pouvoir, qu’il ne fera pratiquement jamais adopter de loi et qu’il sera donc condamné à demeurer dans l’opposition. Savez-vous quoi ? ON LE SAIT !!!

Ça fait déjà 18 ans que le Bloc québécois existe. Je crois que les Québécois ont eu le temps de comprendre pourquoi ce parti siégeait à Ottawa. Ils ne sont pas si cons. Les Québécois ont très bien compris que le Bloc est un parti souverainiste qui existe d’abord et avant tout pour promouvoir et défendre le projet de l’indépendance du Québec. Ils savent aussi très bien que la souveraineté ne se fera pas à Ottawa, mais à Québec et que, par conséquent, le Bloc siège à la Chambre des Communes pour défendre les intérêts du Québec en attendant la souveraineté. Il me semble que c’est simple et cohérent.

Les souverainistes ne croient plus en la fédération canadienne. Ils sont convaincus que cette entité politique ne permet pas le plein rayonnement du Québec. Ils ont donc décidé de créer un parti pour défendre le projet d’indépendance et éventuellement la réaliser; le Parti québécois. Et, comme ils croient que la fédération canadienne ne permet pas le plein épanouissement du Québec, ils ont décidé d’envoyer un autre parti politique à Ottawa pour mettre un peu d’huile dans la machine fédérale en attendant qu’une majorité de Québécois se rallie à l’idée d’indépendance.

Par les temps qui courent, on ne se fera pas de cachette, le projet d’indépendance est assez loin d’une majorité. Cependant, cela ne rend pas la fédération canadienne plus acceptable pour les souverainistes. Pour eux, le Canada est toujours un véhicule tout aussi inefficace pour le Québec. Il n’y a donc aucune raison pour saborder le Bloc québécois. Au contraire, le Bloc est vu par plusieurs comme étant un parti qui nous permet de supporter notre canadienneté***, notre condition de Canadien.

De quelle façon ils font ça ? Comment réussissent-ils à mettre de l’huile dans la machine fédérale afin de nous faire supporter notre canadienneté? En poussant à l'agenda parlementaire les enjeux qui sont importants pour le Québec et en surveillant la machine fédérale pour qu’elle respecte les intérêts du Québec. Et le Bloc s’acquitte très bien de sa tâche. Cela permet ainsi une meilleure représentation des intérêts du Québec à Ottawa.


Certains démagogues, comme Sylvain Bouchard du 93,3 Fm de Québec, aimeraient nous faire croire que le Bloc n’est qu’un gérant d’estrade à la Chambre des Communes. En effet, cet animateur aux idées bien arrêtées affirme, matin après matin, que les députés bloquistes élus démocratiquement par les Québécois sont tout à fait inutiles pour le Québec. En fait, il affirme carrément que les bloquistes sont là uniquement pour leur fond de pension. Il va jusqu’à qualifier le Bloc québécois de Club Med pour souverainiste. Est-ce assez fort pour vous autres?

Écoutez M. Bouchard et aussi tous les autres démagogues qui s’acharnent à attaquer la légitimité et la pertinence du Bloc québécois, je crois que les électeurs sont parfaitement aptes à juger si le Bloc est utile pour les Québécois. Depuis le temps que le Bloc existe, ils ont très bien compris ce que ça implique de voter pour le Bloc. Ils ont très bien compris et ils ont toujours décidé, quand même, d’élire une majorité de bloquistes pour nous représenter à Ottawa. Arrêtez donc de prendre les citoyens pour des cons qui ne comprennent rien à la politique. Quand vous comparez le Bloc à un Club Med pour souverainiste, c’est à mon intelligence que vous vous attaquez. Et à l’intelligence de tous les Québécois qui votent pour le Bloc.

Vous n’avez aucune raison de vous attaquer à la légitimité de cette formation politique. À ce que je sache, le Bloc québécois est un parti tout à fait légal et tout à fait en règle avec le Directeur général des Élections (contrairement aux conservateurs qui sont sous enquête du DGE). À ce que je sache, tous les députés bloquistes ont été élus de façon démocratique et dans le respect de la constitution canadienne. Dans ce cas, pourquoi les éventuels députés bloquistes auraient-ils à défendre plus ardemment que les autres la légitimité de leur siège? À mon avis, aucun parti représenté démocratiquement à la Chambre des communes ne devrait avoir à défendre sa légitimité. S’il y a des personnes qui veulent se plaindre de la présence du Bloc à Ottawa, ils n’ont qu’à s’en prendre au jeu et non au joueur. Car le Bloc ne fait que jouer la partie; selon les règles. Si les partisans conservateurs n’apprécient plus la démocratie et l’opposition qui est inhérente à ce régime politique, il faudrait qu’ils cessent de le dire de façon voilée et qu’ils le crient haut et fort.

Je suis sûr qu’une majorité de députés bloquistes sera élue au Québec le 14 octobre prochain. Je suis convaincu que les Québécois se rappelleront que c’est grâce à l’insistance du Bloc que le scandale des commandites a été mis à jour et que c’est grâce au Bloc que les dossiers de la reconnaissance de la nation et du déséquilibre fiscal progressent à Ottawa. Depuis 1993, les Québécois ont toujours fait confiance au Bloc et c’est aussi ce qu’ils feront dans quelques semaines. En attendant, chers démagogues conservateurs, s.v.p., changez de cassette un peu. Lâchez la pertinence du Bloc et parlez-nous un peu de votre plate forme : rien pour la nation québécoise, rien pour le déséquilibre fiscal, des coupures pour la culture, la prison à vie pour des jeunes criminels de 14 ans ….

*** : J’aimerais bien donner la paternité de cette expression à qui de droit, mais je n’arrive pas à me rappeler où j’au lu ça.

mardi 23 septembre 2008

Contradiction ou pas ?


Avril 2008: Les conservateurs font passer l’âge du consentement sexuel de 14 à 16 ans.

Octobre 2008 : Les conservateurs promettent d’être plus sévères pour les jeunes contrevenants de 14 ans et plus.

Est-ce que je suis le seul à voir une contradiction énorme là-dedans? D’un côté les conservateurs nous disent que les jeunes de 14 ans ne sont pas assez matures pour prendre la pleine responsabilité de leur sexualité et de l’autre ils nous disent que les jeunes de 14 ans sont assez matures pour être pleinement responsable de leurs gestes criminels.

Selon moi, la contradiction est énorme. Parce que dans les deux cas, c’est du jugement dont il est question. Si les jeunes n’ont pas le jugement nécessaire pour consentir à une relation sexuelle à l’âge de 14 ans, comment peuvent-ils avoir le jugement requis pour évaluer toutes les conséquences possibles à leurs actions potentiellement criminelles? Je trouve ça totalement contradictoire. Mais que voulez-vous, je ne suis qu’un abruti bloquiste qui afflige l’État canadien d’une facture salée par mon vote pour un parti de l’opposition. Ça doit être pour ça que je ne vois pas la cohérence de M.Harper.

dimanche 21 septembre 2008

Les conservateurs: antidémocratiques et démagogiques

La dernière campagne publicitaire conservatrice ne prouve qu’une chose: les troupes de Stephen Harper n’ont aucun respect pour la démocratie et pour le rôle de l’opposition. En effet, dans cette campagne publicitaire lancée dimanche matin devant les bureaux du Bloc québécois, le ministre non élu, Michael Fortier, a voulu faire la leçon aux Québécois. Il a voulu souligner que les députés du Bloc avaient coûté 350M en salaire à Ottawa et que cette dépense n’avait absolument rien rapporté au Québec. Autrement dit, il est venu dire aux Québécois qu’ils avaient manqué de jugement lors des élections précédentes et que s’ils ne votaient pas pour le parti au pouvoir, leur vote était du gaspillage de fond public.

Vraiment, il faut avoir une méconnaissance profonde du régime parlementaire britannique pour évoquer une telle stupidité. L’opposition est un rouage essentiel à notre système démocratique. C’est elle qui donne la réplique au gouvernement, qui le surveille. C’est elle aussi qui pousse des enjeux à l’agenda pour que ceux-ci soient débattus par le gouvernement. C’est exactement ce que le Bloc a fait avec le scandale des commandites, la reconnaissance de la nation et le déséquilibre fiscal. Est-ce que ces trois enjeux-là auraient été traités avec le même empressement si le Bloc n’avait pas été à Ottawa? Il est permis d’en douter.

Dire que les citoyens gaspillent des fonds publics en votant pour des députés de l’opposition est carrément démagogique et très dangereux pour notre démocratie qui souffre déjà énormément du cynisme omniprésent dans la population. De plus, si M. Fortier avait le moindrement de jugement, il se serait rendu compte que ces arguments démagogiques pourraient être repris contre son parti. Durant le 20e siècle, le parti conservateur a passé 70 ans dans l’opposition. Je suis pas mal certain que cela a occasionné des dépenses de plus de 350M … Aussi, est-ce que M. Fortier soulignera l’argent que les contribuables canadiens ont gaspillé quand ils ont voté pour les Réformistes; parti pour lequel M. Harper militait ?

jeudi 18 septembre 2008

Harper dit non au Québec

La campagne vient à peine de débuter et le Premier ministre Harper a déjà fermé la porte à la majorité des demandes québécoises. Tout d’abord, il a dit non aux demandes liées à l’autonomie du Québec formulées par l’ADQ de Mario Dumont. Ensuite, il a dit non aux demandes de Jean Charest sur le rapatriement des budgets et des responsabilités liés aux subventions dans le domaine culturel. Il a aussi dit non à l’ouverture de la Constitution pour y ajouter la reconnaissance de la nation québécoise; reconnaissance qui est demandée par tous les partis politiques de l’Assemblée nationale. Finalement, il a dit non aux demandes du Québec quant au déséquilibre fiscal. En fait, les conservateurs soutiennent fermement que ce déséquilibre est totalement réglé, ce que nie tout aussi fermement la Ministre des Finances Monique Jérôme-Forget.

En moins de deux semaines, le présent gouvernement Harper aura donc réussi à se mettre à dos les trois partis représentés à l’Assemblée nationale. Jean Charest, Mario Dumont et Pauline Marois auraient tous les trois de très bonnes raisons de manifester leur mécontentement face aux décisions des conservateurs. Cependant, est-ce qu’ils auront le courage de se tenir debout face à Ottawa? Est-ce qu’ils feront des sorties pour dénoncer les prises de position du gouvernement Harper. Concrètement, est-ce que Jean Charest et Mario Dumont réussiront à mettre leurs intérêts partisans de côté afin de défendre les intérêts des Québécois? C’est à suivre !

lundi 15 septembre 2008

Les blogueurs disent non à Stephen Harper


Belle initiative de lutopium qui a lancé le mouvement « Les blogueurs disent non à Stephen Harper ». Très bonne idée !

jeudi 11 septembre 2008

Harper ne veut pas parler de Constitution

En début de semaine, Mario Dumont dressait une liste de dossiers sur lesquels il aimerait que le gouvernement fédéral s’attarde durant le prochain mandat. Parmi ces dossiers, il y avait les questions liées à l’autonomie. Concrètement, l’ADQ aimerait que la reconnaissance de la nation soit enchâssée dans la Constitution et voudrait que le pouvoir fédéral de dépenser soit mieux encadré. Ce sont des demandes tout à fait légitimes que le Québec répète depuis des lustres. (À l’exception du PLQ de Charest qui, lui, n’a pas de demande formelle)

En même temps qu’il nous énumérait les items de sa « liste d’épicerie », M. Dumont a pris la peine d’attaquer les bloquistes et de défendre les conservateurs de Stephen Harper. Fier conservateur qu’il est, Mario Dumont n’a fait aucun effort pour masquer son appui au parti Conservateur. Selon lui, ce parti est le meilleur pour défendre les intérêts du Québec.

Par contre, ça, c’était avant que le Premier ministre Harper ait décidé de rejeter du revers de la main les propositions quant à d'éventuelles discussions constitutionnelles faites par Dumont. En effet, Stephen Harper a été très clair : « Franchement, nous n’avons pas l’intention d’ouvrir la Constitution à moins que la terre soit fertile à l’avenir. Nous ne voulons pas avoir de grands débats constitutionnels. Ce n’est pas la préoccupation de la population, ni au Québec, ni dans le reste du Canada ». Devant une telle prise de position par le Parti Conservateur, le chef de l’ADQ remettra-t-il en question son appui à ce parti ? Parce que si le chef de l’opposition officielle du Québec est conséquent dans sa façon de penser, il se doit absolument de le faire. Quand l’ADQ a dressé ses demandes pour la campagne fédérale, le chef Mario Dumont a été lui aussi très clair : « L'appétit est peut-être faible, mais en même temps, il y a certainement une conscience qu'un jour ou l'autre on devra s'attaquer à ça, un jour ou l'autre on devra régler ces enjeux-là. Nous, ça ne nous fait pas peur. On sait qu'il y a beaucoup de gens à qui ça fait peur, nous on pense que la peur c'est l'inverse du leadership politique. »

Mario Dumont osera-t-il manifester concrètement son insatisfaction au Premier ministre Harper ou bien restera-t-il muet pour ne pas nuire à son ami? Autrement dit, fera-t-il passer les intérêts des conservateurs avant les intérêts du Québec? C’est à suivre !!!

mercredi 10 septembre 2008

Petites précisions sur Jacques Brassard

« L’ex-ministre Jacques Brassard varlope le Bloc » pouvait-on lire sur cyberpresse ce matin. Est-ce que ça surprend vraiment quelqu’un ? Sérieusement, M. Brassard est peut-être l’un des chroniqueurs politiques le plus à droite du Québec. Quiconque a lu quelques-unes de ses chroniques qu’il signe régulièrement dans le Quotidien sait pertinemment bien que l’ex-ministre est en profonde rupture avec plusieurs valeurs que véhicule le Bloc québécois.

Pour ceux qui l’ignorent, M. Brassard est pratiquement un admirateur de M. Bush. Comme lui, il est un fier militariste. Comme lui, il est persuadé que nous sommes en train de gagner la guerre contre le terrorisme et que, désormais, le monde est plus sécuritaire. De plus, il est certain que s’il avait les qualités d’électeur américain, il voterait sans hésiter pour John McCain et son Pitbull de colistière.

«Même si je demeure un des rares à l'affirmer, je continue de prétendre que le bilan du président Bush est loin de lui mériter la haine qu'on lui voue. Il a fait les bons choix et son successeur ne pourra que poursuivre dans son sillage. Il est évident pour moi que seul John McCain en est vraiment capable. »
Le Quotidien Éditorial, mercredi, 3 septembre 2008, p. 1
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En plus de cela, M. Brassard est de ceux qui doutent encore que les hommes ont leur part de responsabilités dans le réchauffement climatique actuel. Selon lui, tous les efforts qui sont faits pour abaisser nos émissions de GES, sont un coup d’épée dans l’eau:

« Ce qui est à fois attristant et inquiétant, c'est de voir les membres de la classe politique toute entière se comporter comme des automates. Convaincus que le consensus scientifique est établi, ils engagent des milliards de dollars pour réduire les émissions d'un gaz inoffensif dont on sait désormais que le rôle dans les changements climatiques est loin d'être prééminent. Il est même plutôt insignifiant. »
Le Quotidien Éditorial, jeudi, 19 juin 2008, p. 11

Qui est surpris de savoir qu’un militariste de droite qui s’efforce de dénoncer les efforts faits en environnement votera autrement que pour le Bloc? Pas moi ! Ce qui me surprend par contre, c’est que M. Brassard n’ait pas encore repris du service pour défendre les couleurs des conservateurs militaristes de M. Harper !